Cela fait quelques temps que je n’ai rien écrit. L’été m’a apporté son lot d’occupation.

Chamane et moi nous sommes promenées un peu mais elle doit apprendre à se tenir et à se concentrer. Petit travail de routine : mise en avant, barre au sol, petits cercles, petits huits…

Ma nièce de 5 ans a fait une chute de Chamane.  Visite des pompiers et du SAMU. Je vous rassure ma nièce va très bien malgré une mauvaise chute et une double fracture du fémur. Non, elle n’en était pas à sa première séance. Oui, je la surveillais étroitement.  Non, je n’ai pas mis une claque sur le cul de Chamane. La pitchounette a fait preuve d’un grand sang-froid… Suffisament pour me dire « t’es pas gentille ! » alors que je l’appelais « petite fille courageuse » en attendant les pompiers 😀 Tant qu’il y a de la rage, y a de la vie !

J’ai pris quelques vacances grâce à mes gentilles voisines qui surveillent Chamane en mon absence. Deux passages dans le Gers pour voir ma soeur et sa famille, assister à son mariage et faire un peu de gras 😉

Mais j’ai surtout passé une partie de l’été (et la totalité du printemps) à bosser sur un business plan pour convaincre Pôle Emploi and Co. de financer ma formation au CAP de sellier harnacheur. J’ai fait de nombreuses démarches :

  • participation à un atelier découverte et j’ai fait une PMSMP (Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel autrement appelé « stage de découverte »)
  • discussion avec des selliers (Dominique Giraud et Laure Cavau en particulier)
  • étude sectorielle
  • rendez-vous à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Ils m’ont proposé une étude sectorielle sur la région AURA (ils ne travaillent pas gratis à la CMA mais ce n’est pas hors de prix)
  • comparaison des études sectorielles et des discussions avec les professionnels
  • Debrief avec la gentille dame de la CMA (sérieusement elle a fait un super travail sur cette étude et je la remercie du fond du coeur)
  • rendez-vous avec ma conseillère Pôle Emploi
  • écriture d’un dossier de 20 pages autour d’une création d’entreprise. Une sorte de business plan auquel il ne manque qu’un bilan prévisionnel (j’ai besoin d’une formation technique et de plus de recul pour réaliser cette partie).

Début juillet j’ai envoyé mon dossier à ma conseillère Pôle Emploi pour demander une aide individuelle à la formation. Dès le jour de la réception, elle m’a appelée pour me convoquer… Il fallait faire vite, je pouvais demander une aide à la région AURA mais la commission devait avoir lieu à la mi-juillet. On était pile-poil dans les temps. Nous avons rempli le questionnaire pour la demande d’aide et on a joint mon « super dossier ».

Et puis on a attendu… Franchement, vue la distribution des aides à la formation cette année, on y croyait pas vraiment. Mais qui ne tente rien, n’a rien !

Début août, alors que je me promène avec Chamane, ma conseillère PE me rappelle. Je l’entends sourire au bruit des sabots de Chamane sur le bitume. Nous n’avons ni l’une, ni l’autre, de nouvelles de la région. Elle me promet donc de les relancer. Deux jours plus tard, elle me laisse un message sur mon répondeur « la région prendra en charge votre formation ».

Sans courrier officiel je préfère ne pas crier victoire trop vite. J’attends donc, je guette le facteur, je trépigne devant la boîte aux lettres…Et finalement, le miracle se produit : le courrier officiel de la région qui accepte de prendre en charge la TOTALITE de ma formation ! Danse de la victoire, larmes dans les yeux, cris de joie !

Au-delà du soulagement financier pour ma famille, c’est le plaisir du travail bien accompli que je ressens (difficile à connaître quand on est au chômage). Obtenir ce financement c’est aussi prendre conscience que je ne suis pas la seule à croire dans ce projet. Et ça motive, un truc de malade !

Merci Papa et Maman d’être ce filet de sécurité qui me permet de me donner à fond pour réaliser mes rêves. Je vous suis éternellement reconnaissante pour ça (et plein d’autres choses). Mais je suis tellement fière de savoir que j’obtiens cette formation par mon travail et mes idées, et que vous ne paierez pas pour moi. Ce courrier c’est mon petit miracle de l’été.