Nous voilà de nouveau en balade avec Chamane. Il fait très chaud. Tant pis ! Nous supporterons les mouches et les taons pour satisfaire notre besoin d’horizon.

Comme précisé dans un autre billet (ici), le paysage de la Sologne Bourbonnaise est composé notamment de mares et d’étangs. Nous en trouvons beaucoup sur notre route. Avec cette chaleur, les animaux sont nombreux autour des points d’eau. Dans un mare se prélasse un ragondin (hélas, je ne l’aperçois qu’une fois l’appareil photo rangé). Les hérons s’envolent au-dessus des étangs à notre arrivée. Chamane est intriguée par ses grands oiseaux qui s’élèvent sans un bruit.

Notre balade nous emmène ensuite au milieu des champs. Les chemins bien larges et fraîchement fauchés s’étendent à perte de vue entre les cultures. Ce qui nous vaut de croiser un grand nombre de tracteurs. Dans l’ensemble Chamane se tient bien. Mais je sens bien qu’elle les trouve moins effrayant quand ils transportent une balle de foin plutôt qu’une remorque de blé.

La chaîne des volcans se découpe nettement sur l’horizon (nous ne sommes qu’à 75 km de Clermont-Ferrand). Ici c’est le signe qu’il risque de pleuvoir le lendemain.

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Longer les cultures peut sembler monotone. Mais la nature nous offre des petites touches de couleur : des bleuets dans le blé ou un magnifique champ en jachère couvert de coquelicots.

Nous longeons de nombreuses fermes. Certaines plus impressionnantes que d’autres avec des bâtiments immenses. A Saint-Gérand-de-Vaux nous passons près du parc du château mais celui-ci est bien caché derrière les murs et les haies. Promis, j’irai y faire une visite pour vous montrer. Dans les rues j’aperçois un pigeonnier derrière un mur. Quelques mètres plus loin un portail s’ouvre sur un joli manoir. Les châteaux et manoirs ne manquent pas dans la région. Nous passons près d’un puit condamné comme il y en a des centaines à travers la campagne.

A midi nous retrouvons mes parents au bord de l’étang communal du Moulin. Ils ont prévu un bon pique-nique. L’endroit est ravissant et nous mangeons assis sur l’herbe en profitant de la vue sur l’étang et le village en arrière-plan. Un lieu parfait et reposant. Une corde passée sur une branche haute laisse à Chamane suffisament de liberté pour manger tout en limitant les risques de prise de longe. Elle aussi a droit à une pause déjeuner bien méritée.

Pour débuter l’après-midi nous empruntons la rue du bout du monde. Nom de rue bien choisie, elle nous emmène jusqu’à un chemin ombragée loin des habitations. Je me complique un peu la vie en reprenant le PR balisé depuis le centre du village. Cela me mène à la tête de l’étang et nous oblige à affronter une passerelle étroite. Tout à mon bonheur du calme de Chamane sur cet obstacle redouté, j’en oublie de prendre une photo pour immortaliser. Je m’apercevrai plus tard que j’aurais pu éviter la passerelle en longeant la rive droite de l’étang. Cela m’apprendra à naviguer avec une carte vieille de 12 ans !

Nous profitons moins de l’après-midi, nous sommes harcelées par les mouches et les taons. Je coupe une branche d’arbre suffisament longue et bien fournie en feuilles pour chasser les vilaines bestioles du ventre de Chamane. Heureusement, les chemins sont parfois bordés d’arbres et nous trouvons un peu de répit dans ces lieux entre ombre et lumière. Nous apercevons enfin le village de Gouise au loin. C’est l’heure de la sieste pour les petits veaux. Pour nous c’est l’heure du retour à la maison.

Itinéraire sur visugpx : ici