Me voilà donc décidée à devenir sellier harnacheur (sellière harnacheuse ?). Première étape sur ma route : la formation. Après quelques recherches sur internet, je liste toutes les formations possibles dans ma situation (je recommande le site du Carif-Oref). Je les appelle tous et je sélectionne mon top 3. Je passe un entretien pour mon choix numéro 1, le responsable de formation accepte ma candidature. Comme je n’ai pas gagné au loto, il faut désormais trouvé le financement.

Je vous passe le détail des milles et unes démarches qui ont suivies : rendez-vous Pôle Emploi, Chambre des Métiers et de l’Artisanat, atelier création d’entreprise, Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel,… La conclusion de tout ça c’est qu’on n’est jamais mieux aider que par soi-même… ou par sa famille.

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Vous connaissez le film « Tanguy » ? Nous y voilà. Mes parents vont m’aider de deux manières : un soutien financier pour la formation et… un logement gratuit chez eux pour Chamane et moi jusqu’à la fin de ma formation. Le logement ça fait des bonnes économies. Ils y trouvent leur compte en me faisant faire les menus travaux d’entretien de la maison : traiter les meubles, peindre les volets, réparer une lampe, fendre du bois, etc. Je ne manque pas d’occupation !

Ce n’est pas facile d’accepter ce retour dans la maison familiale quand on aime son indépendance. Mais c’est un tout petit sacrifice en comparaison de ce que j’y gagne : la reconversion de mon choix et surtout une famille qui croit en mon projet.

Et vous ? Vous seriez prêts à quel(s) sacrifice(s) pour votre projet ?